retour page d'accueil

Jeudi 22 mars 2018
20h30

Auditorium du Conservatoire Ardenne Métropole
10, Rue Mme de Sévigné

CHARLEVILLE-MÉZIÈRES

DANIEL ERDMANN
"Velvet Revolution"

photo Nicolas Dhondt

Daniel Erdmann : saxophones
Théo Ceccaldi : violon, violon alto
Jim Hart : vibraphone

 

tarif plein : 14 € , adhérents CAJ : 11 € , étudiants, demandeurs d'emploi : 7 €

Réservations : Office du Tourisme 03 24 55 69 90


voir une vidéo

DANIEL ERDMANN "Velvet Revolution"

Après dix années au sein de projets musicaux coopératifs, dans lesquels Daniel Erdmann a multiplié les rencontres et les créations, c’est aujourd’hui l’heure pour ce saxophoniste de canaliser ses expériences et de donner, dans sa propre formation, un son à ses idées.
Elaboré par couches successives, son travail de composition aboutit à une musique à la fois « belle » par le son rond et chaud qui la structure et « imprévisible » étant donnée la place qu’elle laisse à la créativité et aux débordements des trois musiciens improvisateurs.

On retrouve à ses côtés l’insatiable violoniste Théo Ceccaldi ( Victoire du jazz 2017, catégorie "Artiste qui Monte" ), et l’anglais Jim Hart au vibraphone. Ils forment une association pour le moins atypique qui lorgne vers l’orchestre de chambre mais dont la liberté revendiquée et le sens de l’improvisation en font définitivement un trio jazz. Ambiance feutrée et fougue maîtrisée pour cette révolution de velours que nous livre Daniel Erdmann et son trio.
En formidable conteur, Daniel Erdmann use des notes comme des mots. Il y a dans cette musique des éléments poétiques, mélancoliques et hymniques qui composent des histoires qu’on ne se lasse pas d’entendre. Le saxophoniste pose un cadre dans lequel Hart et Ceccaldi exercent des passages de relais incessants, tel un ballet. La meilleure manière de découvrir ce conte merveilleux reste de venir l’écouter en live.

Extrait du texte de livret par Bert Noglik:
"Daniel Erdmann, très actif comme membre et co-leader de nombreux groupes, a trouvé les musiciens parfaits pour réaliser le son qu’il voulait, celui qu’il entendait à l’intérieur. Presque dix ans après Erdmann 3000, Velvet Revolution est à nouveau un groupe tout entier dévoué à l’inspiration du saxophoniste ténor et compositeur, mais qui laisse de la place pour tous les musiciens. C’est une musique de la liberté – la liberté de l’improvisation par rapport à la composition, la liberté de sentir, de penser, de vouloir. 

Ce qui d’abord interpelle et entraîne est la force de l’expression, la proximité de la parole, du récit, de la rhapsodie. Les pièces de Daniel Erdmann sont compactes, parfois complexes, mais formellement accessibles aux musiciens. Les thèmes – dans la musique comme au sens intellectuel – font le cadre. Daniel Erdmann revendique la mélodie ; et ceci est souvent beaucoup plus difficile que de sa cacher derrière une exégèse parce que les idées et les récits se doivent d’être forts. Il les tisse dans le maillage des voix avec violon ou alto et vibraphone – une constellation en trio qui permet de diviser, entrelacer ou densifier les fonctions rythmiques ou harmoniques. 

Theo Ceccaldi apporte un peu de la grande tradition française des cordes, son rapport au jazz et quelque chose de très contemporain. Il peut se perdre dans l´interprétation mélodique mais aussi jouer dans l´abstraction et endosser un rôle percussif. 

Daniel Erdmann connaît Jim Hart de ses visites à Londres où le vibraphoniste, qui vit maintenant à Colmar, a été l’un des fondateurs du Loop Collective. Avec ses sons brillants, le vibraphone amplifie la magie du côté « musique de chambre » du trio. Jim Hart, qui est aussi batteur, apporte précisément ses compétences rythmiques qui permettent de se passer, brillamment, d’un batteur. Le fait que le trio soit « international » – comme tant d’ensembles dans lesquels Daniel Erdmann est actif, est symbolique. Il n´y a pas d’intention de proclamer quoi que soit, mais la réalité quotidienne et les valeurs de ce type de jazz européen font de plus en plus tomber les distances et les frontières. 

Daniel Erdmann’s Velvet Revolution n’a aucun dessein illustratif mais contient néanmoins un certain nombre d’allusions. La musique puise dans la confrontation avec la réalité et jaillit de l’imagination. Il y a du poétique et du littéraire, du pictural et de l´abstrait. Il n’est pas nécessaire de connaître le sens des titres de chaque morceau parce que la musique parle d’elle-même. "

 

http://www.schallplattenkritik.de/jahrespreise/923-daniel-erdmanns-velvet-revolution-a-short-moment-of-zero-g

LA PRESSE :


"Musique de chambre liée aux instruments utilisés, vibraphone pour Jim Hart, violon et alto pour Théo Ceccaldi et sax ténor pour Erdmann, les compositions du leader sont à la fois habitées, déterminées et délicates. Les lames assurant l'harmonie, les cordes la seconde voix, l'anche joue littéralement sur du velours avec les inflexions révolutionnaires auxquelles le sax aylerien nous a habitués, restes probables des fanfares d'Allemagne de l'Est dont les mélodies sont sur les lèvres. La langue d'Erdmann est celle du free, une musique tonale héroïque qui laisse à chaque musicien la liberté de s'exprimer et place l'auditeur en apesanteur. C'est tout bonnement magnifique".
Médiapart

"Il s’appelle « A Pair of Lost Kites Hurrying Towards Heaven » et il marque d’entrée de jeu par la poésie qu’il exhale. À cet instant là, l’album est un chef-d’œuvre. Et cette impression divine se nourrit des autres titres. Il y a du blues dans le saxophone de l’allemand Daniel Erdmann et une vraie recherche sur les harmonies dans ce trio aux alliances bien particulières. C’est une "révolution de velours", de douceur, de sensibilité ; une association de bienfaiteurs qui pique la curiosité“ -Djam la revue

"Une instrumentation inusités (sax-violon-vibraphone), un jazz de chambre sans complaisance, d'une belle inventivité, un formidable sens de l'équilibre entre les voix, une interaction tendue, mais sans violence. De la très belle «musique de musicien, entièrement faite à la main», comme disait l'ami Jacques Mahieux.“  -Xavier Prevost- France Musique

"Disque onirique, c’est l’évidence, résolument nocturne aussi, A Short Moment of Zero G échappe au commun pour cultiver une très belle étrangeté.“ - Les Inrocks

"... se trouvent ainsi assemblées de petites musiques (la plupart ne dépassent pas les quatre minutes), "petites" à la manière de Petite musique de nuit de Mozart, qui n'est pas une symphonie mais n'en possède pas moins des qualités parmi les plus nobles. De la haute couture !" - Ludovic Florin, Jazz Magazine 

 


c

Bios:

Daniel Erdmann - saxophone ténor

Daniel Erdmann est né en 1973 à Wolfsburg, en Allemagne. Il  débute le saxophone à l’âge de dix ans et  étudie cinq ans avec le saxophoniste George Bishop avant de poursuivre de 1994 à 1999 des études musicales au conservatoire Hanns Eisler de Berlin avec Gebhard Ullmann et étudie également avec Michael Brecker, Steve Lacy, Ray Anderson et d´autres.
En 2001, il obtient une bourse du Haut-Conseil Culturel Franco-Allemand pour s’installer à Paris. Dès lors, il se partage entre la France et l’Allemagne, et en 2007 s´installe à Reims. 
Il joue une centaine de concerts par an dans le monde entier dans des clubs et Festivals. Ainsi depuis 1994, Daniel Erdmann a donné des concerts dans toute l’Europe, en Asie, en Afrique, en Amérique centrale, aux États-Unis et au Canada. 
Sa route a croisé celle de nombreux musiciens, dont : Aki Takase, Heinz Sauer, Yves Robert, Ed Schuller, André Minvielle, Conny Bauer, Herb Robertson, John Betsch, Rudi Mahall, Linda Sharock, Peter Kowald,  Joachim Kühn, Louis Sclavis, Vincent Courtois et bien d´autres. il a enregistré autour de 40 CDs  pour les Labels ACT Records, Enja Records, INTAKT, Jazzwerkstatt, Vents d´Est, Jazz4ever, Leo Records, Tum Records, Quark, Das Kapital Records

Pour le disque avec "Das Kapital" autour de Hanns Eisler Daniel Erdmann à reçu le "Jahrespreis der deutschen Schallplattenkritik"

Théo Ceccaldi - violon, violon alto

En déployant un discours d’une grande subtilité de nuances, cherchant constamment à concilier fougue, lyrisme et sophistication formelle, Théo Ceccaldi figure assurément parmi les grandes révélations de la scène jazz hexagonale contemporaine. Embarqué dès son plus jeune âge dans de très sérieuses études classiques (ponctuées par un Premier Prix de violon, d’écriture et de musique de chambre en 2004), mais de tout temps attiré par la liberté du jazz, il a véritablement trouvé sa voix en 2010 en créant en compagnie de son frère Valentin au violoncelle et de Guillaume Aknine à la guitare, un trio original faisant le lien entre la tradition chambriste occidentale et l’improvisation libre. Lauréat du Tremplin Orléans’Jazz en 2011, le Théo Ceccaldi Trio a depuis confirmé tout le bien qu’on pouvait penser de lui en signant coup sur coup deux disques pour le label Ayler Records, et en remportant le dispositif “Jazz Migration” 2014 de l’AJC. Membre fondateur du jeune collectif orléanais Tricollectif, le violoniste participe par ailleurs activement à une série de formations parmi lesquelles le groupe Toons de son frère Valentin, le quartet de chambre La Scala et la Loving Suite pour Birdy So du pianiste Roberto Negro (avec Elise Caron). Plébiscité par ses pairs, Théo Ceccaldi a intégré dernièrement le nouvel ONJ d'Olivier Benoît, le quatuor à cordes de musiques improvisées IXI dirigé par Régis Huby et Guillaume Roy, le projet “A la recherche du roi frippé” de Médéric Collignon revisitant la musique de King Crimson, ainsi que l’octet franco-allemand T.E.E. Ensemble du pianiste Hans Lüdemann et le nouveau tentet de Joëlle Léandre Can You Hear Me ? (aux côtés d’Alexandra Grimal). Il se prête également avec plaisir au jeu des rencontres improvisées, notamment aux côtés de Vincent Courtois, Bruno Chevillon ou Elise Dabrowski. Particulièrement attiré par toutes les formes de transversalité artistique, le jeune violoniste s’est également aventuré du côté du théâtre et de la danse, en collaborant notamment avec la Compagnie Les Veilleurs sur un texte de Jacques Rebotier (Contre les Bêtes), et le chorégraphe Josef Nadj.

Jim Hart - vibraphone

Jim Hart est l'un des musiciens les plus en demande de sa génération en tant que soliste mais aussi comme accompagnateur, à la batterie tout comme au vibraphone. Membre fondateur du collectif Loop (Loop Collective) de Londres, il a enregistré cinq albums sous son nom avec ses groupes Cloudmakers Trio, Gemini et le Quartet Jim Hart. En tant que batteur, il a joué pour Cleo Laine, Kenny Wheeler et actuellement avec Julien Lourau pour le groupe Electric Biddle. Il est également membre du groupe de Marius Neset (Norvège) et Ivo Neame (Royaume-Uni).
Gagnant de nombreux prix, y compris plusieurs British Jazz Awards. Jim a aussi été nommé dans le prestigieux Downbeat Readers Poll en 2012 et 2013 et il a également été nominé dans la catégorie musicien de l'année au parlimentary jazz award en 2011.

"Un des nouveaux artistes de jazz les plus créatifs aux Royaume-Unis." The Guardian

 


 

 

 


retour page d'accueil