Mercredi 15 novembre 2017
20h30
Théâtre
de Charleville-Mézières


THOMAS DE POURQUERY

"SUPERSONIC"

photo Edward Perraud et Thomas de Pourquery

Thomas de Pourquery : saxophones alto et soprano, voix, compositions
Fabrice Martinez :
trompette, bugle, voix
Arnaud Roulin :
claviers, voix
Frederick Galiay :
basse, effets
Laurent Bardianne :
saxophones ténor, baryton, voix
Edward Perraud :
batterie, percussions, voix

en partenariat avec le Théâtre de Charleville-Mézières

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tarif plein : 21 €
Abonnés Théâtre, Adhérents CAJ :18 €
Etudiants, demandeurs d'emploi : 13 €

Réservations : Théâtre 03 24 32 44 50

THOMAS DE POURQUERY
"SUPERSONIC"




Thomas de Pourquery est de ceux qui font vivre le jazz français par leur créativité et leur audace. Saxophoniste alto de grand talent, animateur généreux de projets pop, rock ou électro, chanteur et acteur à ses heures, sa rencontre avec la musique du génial Sun Ra lui a valu une Victoire du Jazz à l’été 2014.
Après des années passées à multiplier les aventures collectives, Thomas de Pourquery assume enfin son statut de leader. À la tête d’une joyeuse bande d’instrumentistes, le Gargantua du jazz français a revisité avec jubilation le répertoire du mystique Sun Ra.
En meneur de cette fanfare solaire, Thomas de Pourquery fait tourbillonner les formes, les harmonies et les couleurs. Sa musique pleine d’ardeur percute les styles et les humeurs. Multipliant les sonorités et le groove, auxquels s’ajoutent les voix du leader et de ses camarades, ce "Supersonic" libère une puissance détonante, fidèle à l’esprit fantasque de Sun Ra. Cette fois,  il met  la même dream-team de jazzmen  au service de ses compositions, qu'il affirme avoir reçues en rêve. 
 L'album "Sons of Love", paru en mars 2017 témoigne encore parfaitement de la cohésion de ce groupe et l'enthousiasme qu'il suscite dépasse largement le cadre de la presse musicale.

vidéo : Thomas de Pourquery & Supersonic- From Planet to Planet

GIVE THE MONEY BACK live @ La Gaîté Lyrique

victoires
"Décerné le 16 octobre, le prix de l'Artiste de l'année revient au saxophoniste-chanteur Thomas de Pourquery, bête de scène et personnage incontournable dans le jazz français, qui a donné au printemps dernier une suite aux aventures cosmiques de son groupe Supersonic pour lesquelles il avait reçu une première Victoire, au titre de l'album de l'année en 2014."


"Attention les yeux! Ce groupe est de ceux qui ne laissent personne indemne, avec sa musique brûlante, fantaisiste, neuve et intéressante, en un mot sensationnelle." Télérama

 

 

"Après avoir vécu une si belle histoire avec le Supersonic et le premier album, je n’envisageais pas retourner en studio en enregistrer un second. Je ne me voyais ni écrire de la musique pour ce groupe qui est né avec les chefs-d’oeuvre de Sun Ra (je me disais "Qui suis-je, moi Thomas, pour passer après ce génie?!"), ni faire un "Play Sun Ra volume II"…

Je me suis presque résolu à cette idée que l’histoire s’arrêterait là… jusqu’à cette nuit de février 2016 pendant laquelle je fis ce rêve incroyable… J'étais une toute petite souris volante et me trouvais au milieu de Supersonic qui jouait dans un immense hangar. Je pouvais voler et aller partout, presque toucher les clefs du saxophone, me lover sur une cymbale, et puis tout d'un coup sauter sur les cordes du piano, c'était fou !

Mais ce qui était encore plus fou, c'était le son et l’énergie de ce que j’entendais. J'étais stupéfait, littéralement transporté et pouvant pour la première fois entendre mes tant aimés Edward, Laurent, Fabrice, Frederick et Arnaud avec une oreille extérieure. J'avais bien conscience auparavant que mon groupe avait une énergie et une alchimie qui lui étaient propres, mais dans ce rêve, l'ADN de Supersonic est devenu une sensation physique, il s'est inscrit dans ma chair.

A mon réveil, une porte s’était ouverte, grande ouverte, cela m’est apparu comme une évidence, il ne suffisait que d’écrire des prétextes, ou plutôt des pré-textes, des terrains de jeu pour mes 5 camarades, dans lesquels nous inventerions le texte, la narration, les discussions et la matière tous ensemble . Il ne me fallait dessiner que le cadre. La problématique remplie d’égo du compositeur devant "sa vie, son oeuvre" et sa page blanche avait miraculeusement disparu !

Le mois suivant, béat, j’ai travaillé jour et nuit, pour écrire toutes ces idées, les transes et les mélodies qui arrivaient comme par magie ; habité seulement par l’envie de faire vibrer et sonner le groupe, comme nous l’avons fait avec tant de bonheur ces 3 dernières années, en concerts à travers le monde.

C’est ainsi qu’est né le tome 2 de l’histoire de Supersonic, oiseau parti du nid divin de Sun Ra et qui maintenant prend son envol: il s’appelle Sons Of Love."

Thomas de Pourquery

LA PRESSE :

"Convoquant au fil des plages improvisations modales énergiques, ostinatos rythmiques hardcore et mélodies pop oniriques chantées par une voix de velours, cette musique généreuse, truculente et d'une grande simplicité d'accès, gagne son pari par sa sincérité. Mettant en valeur par la richesse de ses arrangementsl'extraordinaire diversité des talents réunis dans son groupe, Thomas de Pourquery joue joue tout au long la carte de l'hybridation sans la moindre trace d'irinie et de distance conceptuelle..."
Jazzmagazine Mars 2017

"Décidés à ne pas revenir sur terre, Pourquery et Supersonic franchissent un autre mur du son.
Cette musique, Thomas de Pourquery l’a rêvée, avant de la mettre en notes. Ce fut un enfantement dans le sommeil, une possession somnambule déterminée par les méandres imprévisibles de l’activité pulsionnelle. Elle se déploie donc hors des balises sensées de la vie diurne, en processions de basses hommasses, de riffs de cuivres obsessionnels et de voix monomaniaques, maelström fantasmatique de retours et trouées, solos jaculatoires et déflagrations de désir.
Au sein de cette fête barbare, semblable à un Dionysos ivre de l’ivresse des danseurs, trône Thomas de Pourquery. L’altiste et chanteur, attendu depuis le succès de Play Sun Ra, semble avoir voulu stupéfier ceux qui auraient cru au seul bon coup, au psychédélisme opportun d’un carnaval passager. Avec cet album de chaos et d’extases, il préfère garder la tête dans les étoiles et poursuivre, avec ses compagnons de folie, sa route vers la lumière."
Les Inrocks Mars 2017


elu

"Thomas de Pourquery, cosmic trip .
Le saxophoniste barbu et un brin barré, bouillonnant fidèle de Sun Ra, sort avec son sextette Supersonic l’album «Sons of Love».
C’était il y a cinq ans. Thomas de Pourquery faisait décoller à Banlieues bleues son Supersonic : mieux qu’un hommage au visionnaire Sun Ra, cet équipage promettait de rallumer la flamme d’un jazz «cosmique». Las, retard à l’allumage, il faudra attendre quelques réglages pour que l’affaire prenne tout son bon sens, en 2014, lors du lancement du disque dédié au stratosféerique compositeur de Space Is the Place. En maître de céans, le saxophoniste au look de pope-star, espèce de Moondog à la française, enchantait l’assistance du Studio de l’Ermitage. Dès lors, le sextette n’a plus cessé de tourner, d’irradier, salué même d’une victoire du jazz. La preuve que le jazz «spirituel» longtemps moqué par les gardiens du temple était de nouveau en odeur de sainteté.
Prise directe. D’esprit, le polymorphe Pourquery - au micro, il devient hurleur de blues, crooner classieux, soul brother, scatteur en extase, disco-boy aussi… - n’en manque pas, et c’est ce qui l’a guidé à ne surtout pas embrayer par un second volume.
Même si l’aura de Sun Ra est toujours là, «au-dessus de tout ça», il ne savait comment trouver la flamme qui lui permette de repartir en studio. Jusqu’à ce qu’il ait l’étincelle, comme dans un rêve. «Au réveil, tout est clairement apparu. Ça m’a ouvert des portes que je ne soupçonnais pas. L’idée d’une vibration qui s’est amplifiée…» Thomas y croit, et nous avec. Lui s’entend désormais comme un enfant du soleil. Quitte à «emmerder les rabat-joie» qui le voient tel un étendard d’un mysticisme illuminé. Du tutélaire pilote de l’Arkestra, le Français a retenu le goût pour transcendance, l’idée que les fréquences savent danser, le désir de communier dans l’instant. C’est ainsi qu’après ce songe d’une nuit de février 2016, il a su qu’il était temps de souffler de nouveaux «feux de joie», sur la base de courts prétextes, à développer en toute amitié avec son band. Ce sera ce présent disque, Sons of Love, fruit de quatre jours à La Frette (Val-d’Oise), onze titres en prise directe «pour garder l’énergie» car «s’émerveiller du présent, c’est la meilleure chance de se projeter au-delà».

Superbe écho. De Sun Ra, il ne demeure plus qu’un titre, le totémique We Travel the Space Ways, mais c’est le suivant, une composition du barbu un brin barré, qui fait dresser l’oreille. From Planet to Planet, comme un superbe écho à l’ivresse que procure Sun Ra, cette «insouciance sérieuse» selon de Pourquery. Le chœur gospel et les free sons, la colère de Mingus aussi, tout est là, à commencer par le jazz, dans son assertion esthétique, dans tout ce qu’il offre de possibilités de se dépasser. «Le jazz, c’est l’un des mots les plus universels. Un endroit où on met tout ce que l’on ne peut nommer.» La définition raisonne. Une histoire d’entendement au monde, c’est cela qui était en jeu chez le plus saturnien des jazzmen. C’est à cet ADN que carbure le Supersonic, une essence qui permet au natif de Bondy d’accoucher de son premier album en compositeur enfin débarrassé des affres et effets de la mode."
Jacques Denis Liberation Mars 2017

Après «Thomas de Pourquery & Supersonic Play Sun Ra», publié en 2014, on guette dans cette nouvelle mouture l'ombre du Mage interstellaire. Et si la troisième plage est bien un thème d'icelui (WeTravel The Space Ways), il semble que l'on puisse écouter ce disque sans le subordonner à cette référence, hormis peut-être le goût d'une liberté sans limites (fussent-elles inter-galactiques). L'énergie est folle, à n'en pas douter, mais elle n'oblitère ni le talent de composition/arrangement, ni l'irrépressible groove, et moins encore cette faculté de chanter avec douceur ou violence, d'improviser en toute liberté sans perdre de vue les sources plurielles du langage choisi à l'instant ''T''. Tout se mêle ici, dans un état de conscience comme décuplé qui semble viser le pur bonheur de jouer, l'horizon d'une jouissance musicale sans frein. Tous les musiciens sont impeccables d'engagement et de pertinence. C'est une fête de l'oreille et de l'esprit, l'occasion de se rappeler que l'on pense aussi avec ses oreilles (et même avec ses pieds, quand la danse s'en mêle). Jouissif ? Alors jouissons, une fois libérés de nos entraves stylistiques !
Xavier Prévost DNJ Mars 2017

Jazzmagazine.com 8 Août 2017


 


Photo Flavien Prioreau


Thomas de Pourquery est-il le Sébastien Chabal du jazz français ?

Whisky, clopes et barbe de hipster : le saxophoniste à la carrure de rugbyman détonne dans la scène jazz hexagonale.

A Paris, les musiciens l’appellent « De Pourq ». Carrure de talonneur, barbe de hipster, le saxophoniste Thomas de Pourquery, 38 ans, se balade depuis quelques temps, non sans se faire remarquer, sur les scènes européennes à la tête de l’exubérant sextet Supersonic. Un ensemble instrumental qui, depuis presque trois ans, fait revivre avec maestria la musique de l’ovni jazz Sun Ra lors de concerts toujours surprenants avec un répertoire en constante évolution et une énergie contagieuse, en partie transmise par le batteur Edward Perraud, aussi génial que loufoque.

Le sax pistol du jazz

En ce début d’année 2016, celui qui a frôlé la carrière de rugbyman professionnel prépare justement une suite discographique pour son Supersonic, là encore dédiée aux trips intergalactiques de Sun Ra. Mais lorsqu’on le retrouve le temps d’un café dominical Place de la Nation, l’hyperactif Thomas de Pourquery sort d’une séance de travail en studio pour le prochain disque de son groupe électro-pop VKNG (prononcer « viking »), dans lequel il délaisse ses saxophones alto et soprano pour le micro. « J’écris des chansons depuis très longtemps en français ou en anglais, je faisais cela comme d’autres jeunes tiennent un journal intime », lâche t-il en essayant de capter l’attention d’un serveur dilettante. Ceux qui suivent attentivement ses tribulations depuis les quasi-débuts, chez Andy Emler, avec Rigolus ou The Endless Summer, savent effectivement que le chant est aussi important que l’instrument dans la vie musicale de ce barbu au crâne glabre. La preuve aujourd’hui, plus que jamais, avec l’album Broad Ways, sur lequel on le redécouvre en néo-crooner, interprète du grand répertoire américain, entouré d’un autre ensemble : le Red Star Orchestra — en clin d’œil à l’équipe de foot de Saint-Ouen.
A l’image de son héros Frank Sinatra, Thomas aime le whisky, les clopes, possède une tessiture de baryton et joue avec la pulsation dans le placement de sa voix. Mais comme le démontre les versions de You Don’t Know What Love Is ou Bye Bye Blackbird, il y a autre chose chez De Pourq : une attitude punk, grunge — à mille lieux de The Voice , donc — et un timbre aux accents folk-rock, le tout stimulé par les arrangements (post)modernes et plein de références musicales du leader du Red Star, Johan Myran. Sur Broad Ways, on passe tout naturellement d’une ouverture hard-rock à un swing des années 1930, d’un interlude ambiant électro-acoustique à une ballade orchestrée façon Nelson Riddle… Un éclectisme stylistique qui colle parfaitement à la peau de notre poids lourd du jazz hexagonal qui, au fil de sa carrière et de sa large expérience en orchestre, s’est toujours illustré comme un musicien progressiste, attaché à réunir les genres. Une ligne esthétique qui caractérise également son Brain Festival, actuellement en « stand-by ». Un événement caritatif (les recettes sont reversées à la lutte contre les maladies neuro-dégénératives) qui se démarque par une programmation ouverte et crossover : « en 2012, on avait organisé des nuits de concerts à la Maroquinerie, se souvient-il. Il y avait à la fois des groupes de jazz, des groupes de rock, des DJ, et on finissait à l’aube par une violoncelliste qui faisait une suite de Bach. Putain c’était un pied monumental. On va s’y remettre bientôt, c’est sûr ».
  • Louis Victor Télérama.fr

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