retour page d'accueil

 

Mardi 6 décembre 2022

THÉÂTRE de CHARLEVILLE-MEZIERES

VINCENT PEIRANI / ÉMILE PARISIEN

"ABRAZO"


photo Philippe Hocquet

Vincent Peirani : accordéon
Émile Parisien : saxophone soprano

tcm

en partenariat avec le Théâtre de Charleville-Mézières

Un concert du duo Émile Parisien/Vincent Peirani est un moment magique. Leur complicité de longue date leur permet de prendre toutes les libertés avec le répertoire d'"Abrazo", qui revisite le tango, à travers des œuvres d'Astor Piazzola, Tomás Gubitsch, Xavier Cugat, des compositions personnelles, et même un thème de Jelly Roll Morton qui passe du swing au tango... On connaît leur maîtrise absolue de l'instrument, les improvisations virtuoses et débridées dont ils sont capables : ils n'en abusent pas, à la démonstration privilégiant l'émotion, teintée d'humour et de distanciation.

S'il est bien entendu question de tango, "plus de tango de concert que de salle de danse", précise Vincent Peirani, un morceau peut avoir une dimension rock, la chanson de Kate Bush jouée en rappel évoque le rythme d'une valse, et le jazz de leur ADN exprime leur lyrisme, leur inventivité, avec un brin de folie bienvenu. On s'amuse parfois à voir Émile Parisien repousser son tabouret du pied et ébaucher quelques pas de danse en enlaçant son saxophone pendant que Vincent Peirani peine à rester assis, ses pieds nus martelant le sol. Mais on est surtout emportés par les caresses intimistes de la plupart des compositions.

"L’un, grand et assis, impavide terrien derrière son accordéon massif et sombre, solide dans la tenue de la rythmique mais capable à tout moment de fulgurances inattendues, de légèreté nostalgique, d’un lamento puissant mais aussi de taquineries. Ses doigts claquent sur la nacre pour marteler un tempo énergique ou une mélodie naissante. L’autre est un héron perché, vacillant sur un pied, s’accrochant en boucles joyeuses ou tristes dans les cintres, faisant s’envoler la mélodie, dans des improvisations échevelées et maîtrisées. Un cadre contraint, celui du style musical ne les gêne en rien, ils s’en amusent, le contournent, le détournent…" ( La Gazette Bleue- Marciac)

Saluons  le remarquable travail de l'éclairagiste et le soin apporté à la scénographie : une grande tenture rouge qui descend en cascade des cintres, quelques grosses ampoules créant une intimité propice à l'expression de la sensualité de cette musique...

Le public nombreux a réclamé un second rappel que le duo a puisé dans le répertoire de Sydney Bechet auquel était en partie consacré leur précédent album "Belle Époque". Belle Époque, on en est loin ! merci à Émile et Vincent de nous l'avoir fait oublier, le temps magique d'un concert.


Patrice Boyer

 

 

 

photos balance et concert Dominique Rieffel

 


photo Dominique Rieffel


photo Dominique Rieffel

photo Dominique Rieffel

photo Dominique Rieffel

photo Dominique Rieffel

photo Dominique Rieffel

photo Dominique Rieffel

photo Dominique Rieffel

photo Dominique Rieffel

photo Dominique Rieffel

photo Dominique Rieffel

Photos Philippe Hocquet


photo Philippe Hocquet


photo Philippe Hocquet

photo Philippe Hocquet

photo Philippe Hocquet

photo Philippe Hocquet

photo Philippe Hocquet

photo Philippe Hocquet

photo Philippe Hocquet

photo Philippe Hocquet

photo Philippe Hocquet

photo Philippe Hocquet


photo Philippe Hocquet


photo Philippe Hocquet